◇ Château et parc de Champs-sur-Marne ◇

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Joyau de l’architecture française du XVIIIème siècle, le château de Champs-sur-Marne ressuscite l’élégance des maisons de plaisance du siècle des Lumières. Inséré dans un écrin bucolique de 85 hectares, ce palais enchanté a reçu en ses murs des hôtes célèbres comme les ducs de La Vallière, la marquise de Pompadour, Diderot, Voltaire, Chateaubriand et Proust. Après avoir été une demeure privée, le château devient une résidence présidentielle  et  une nouvelle destination pour les amoureux du patrimoine.

Une maison de plaisance riche d’histoire

L’histoire de Champs-sur-Marne commence vers 1696 avec l’acquisition du domaine par un financier de Louis XIV, Charles Renouard de la Touane. Il fait appel à Pierre Bullet et à son fils Jean-Baptiste Bullet de Chambelain pour la construction de sa demeure. En 1701, Renouard, ruiné et sur le point d’être embastillé, est dessaisi de son château par un autre financier du Roi, Paul Poisson de Bourvallais.

En 1703 il fait achever les travaux du château et des jardins et comme son prédécesseur, sa faillite le conduit à la Bastille. Son arrestation entraîne la vente du domaine, cédé en 1718  à Marie-Anne de Bourbon, princesse de Conti, fille légitimée de Louis XIV et de sa première favorite, Louise de la Vallière. Cette même année la princesse le transmet à son cousin le duc de La Vallière. Le fils de ce dernier, Louis César de La Baume Le Blanc, rénove le château et fait installer les premières salles de bain. Il fait réaliser de nombreux embellissements aux décors intérieurs comme les chinoiseries peintes par le célèbre et talentueux Christophe Huet et le charmant décor du boudoir en camaïeu de bleu qui font aujourd’hui la subtilité du lieu.

À l’été 1757, le château est loué à Madame de Pompadour pour 12 000 livres par an. En 1759, la marquise résilie son bail et durant un siècle le domaine est délaissé, passe de main en main et subit les défaveurs de la Révolution.

Le comte Louis Cahen d’Anvers, banquier et amateur d’art, rachète le domaine en 1895 et le fait restaurer par l’architecte Walter-André Destailleur. Il complète cette restauration de sublimes collections et mobiliers estampillés. La famille Cahen d’Anvers y donnera des dîners pour recevoir Marcel Proust, le roi Alphonse XIII d’Espagne, les Rothschild ou encore Moïse de Camondo.

En 1935, le château est légué à l’État et l’intégralité des collections lui sont vendues par Charles Cahen d’Anvers, fils de Louis. Dès lors, il sera utilisé comme résidence pour les chefs d’État étrangers en visite officielle en France notamment les chefs d’État africains accueillis par De Gaulle dans les années 1960 après la décolonisation.

Cette vocation cesse définitivement en 1971 et le château est alors affecté au ministère de la Culture qui se charge de l’ouvrir à la visite. Depuis les années 1980, le château sert de décor pour les tournages cinématographiques et télévisuels : Les Liaisons dangereuses de Stephen Frears (1987), L’Allée du Roi de Nina Campaneez (1996), Le Comte de Monté Cristo (1998) et Les Misérables (2000) de Josée Dayan, Marie-Antoinette de Sophia Coppola (2006) et plus récemment, la série Versailles (2015).

Un symbole d’élégance à la française

Après un minutieux travail de restauration de six ans, ce bijou architectural nous accueille dans ses intérieurs somptueusement décorés et meublés. Notre parcours de visite ouvre directement dans  le Grand Salon décoré sur le thème des quatre saisons et offrant une superbe vue sur les jardins grâce à ses trois grandes portes-fenêtres en plein cintre.

Nous arrivons ensuite dans le fumoir, un espace réservé aux hommes où on y fumait entre amis après le dîner. Nous pouvons y admirer un lustre du grand ébéniste français, André-Charles Boulle (1642-1732) et une superbe tapisserie de Beauvais représentant l’empereur chinois Kangxi (1662-1722) en voyage.

La pièce majeure est incontestablement le salon chinois : cet espace de réception est décoré de chinoiseries peintes en 1748 par Huet. Ces peintures sont intéressantes à détailler, on y voit un Extrême-Orient imaginaire. Le salon est doté par les Cahen d’Anvers de fauteuils de style Louis XV recouverts de tapisseries illustrant les fables de La Fontaine, ensemble réalisé d’après les cartons d’Oudry.

Dans l’aile gauche, nous découvrons la salle à manger, la chambre de Gilbert Cahen d’Anvers, le petit-fils de Louis, le couloir des offices réservé à la circulation des domestiques et enfin la petite salle à manger des enfants, qui dînaient séparément de leurs parents selon les usages bourgeois. La  salle à manger de Champs-sur-Marne est la première destinée à cet usage en France !

Après avoir gravi l’escalier d’honneur, nous accédons à l’étage. Le palier ouvre sur le sublime salon de musique.  Situé juste au dessus du Grand Salon, le salon de musique en reprend la forme et les ouvertures avec ses trois grandes portes-fenêtres offrant une vue exceptionnelle des jardins !

Dans l’aile gauche, nous découvrons successivement la chambre d’honneur réservée aux hôtes de marque, avec son lit à la duchesse et de superbes boiseries rocailles. Le salon d’angle comporte également de très belles boiseries rocaille. Nous entrons ensuite dans chambre de Monsieur et Madame Cahen d’Anvers, qui ne dormaient pas séparément contrairement à l’usage bourgeois de l’époque. C’est également dans cette chambre que le Général de Gaulle et sa femme passent une nuit en 1962. Suivent le boudoir et la salle de bain de Madame, et enfin la salle de bain de la chambre d’honneur.

Dans l’aile droite, la chambre bleue, dénommée ainsi par la couleur de ses boiseries du XVIIIème siècle communique avec le salon de musique et le palier de l’escalier d’honneur. Elle donne accès à la chambre grise et sa salle de bain.

L’écrin des jardins à la française et à l’anglaise

Dessiné vers 1710, le jardin à la française est attribué à Claude Desgots, petit-neveu et élève du célébrissime jardinier-paysagiste André Le Nôtre. Depuis la terrasse se déploient 900 mètres de perspective ! Parterres de broderies, vases de marbre blanc, topiaires, bassins, sculptures mythologiques donnent au jardin des allures de petit Versailles.

Au cours des deux siècles suivants, le parc sera régulièrement réinventé : d’abord le tracé se simplifie, ensuite les allées s’incurvent selon la mode des jardins « à l’anglaise ». A partir de 1895, Henri Duchêne, grand connaisseur de l’histoire des jardins français, entame un exercice de restitution du jardin régulier, tout en le modernisant et en conservant une partie du jardin irrégulier : le parc devient un parc mixte.

Des 600 hectares d’origine, il reste aujourd’hui 85 hectares à parcourir. Durant votre promenade vous pourrez y faire la rencontre du châtelain 😉

Le « châtelain » ❤

Construit à l’orée du XVIIIème siècle, le château de Champs-sur-Marne incarne le Siècle des Lumières dans ce qu’il a de plus gracieux : somptueux décor rocailles, charmant salon chinois, collection de meubles estampillés. Conçu pour être aussi beau qu’agréable à vivre, il se distingue par sa modernité avec l’apparition d’un nouvel art de vivre et la recherche du confort. Ce petit écrin d’élégance, de luxe et de beauté conserve plus de 900 objets et meubles, ce qui le classe parmi les châteaux les plus meublés d’Île-de-France !

 

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◇ Château de Pierrefonds ◇

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A la lisière de la forêt de Compiègne, se dévoile la majestueuse silhouette du château de Pierrefonds. Surplombant le charmant village, le fier château aux allures de forteresse enchante les visiteurs par sa fantaisie médiévale imaginée par l’architecte Eugène Viollet-Le-Duc. Construit à la fin du XIVème siècle sous Louis d’Orléans, le château sera assiégé et démantelé en 1617 par Richelieu et restera en ruine pendant plus de deux siècles. Séduit par la beauté de Pierrefonds, Napoléon III demandera à Viollet-le-Duc de le transformer en résidence impériale.

Pierrefonds, une histoire en plusieurs chapitres

Alors que la guerre de Cent Ans fait rage, que la disette et les épidémies foudroient le peuple, la famille des Valois est en prise à des luttes fratricides. Louis d’Orléans, frère du roi Charles VI, est en conflit avec son oncle Philippe II, duc de Bourgogne, car tous deux souhaitent s’approprier le pouvoir royal alors que le Roi est devenu fou et incapable de gouverner le pays. Afin d’affirmer sa puissance et de contrôler les échanges entre les Flandres et la Bourgogne, Louis d’Orléans fit construire le château de Pierrefonds en 1397.

Louis d'Orléans

Louis d’Orléans, gravure du XIXe siècle

La mort de Philippe II en 1404 ne met pas fin au conflit, bien au contraire. Son fils, Jean Sans Peur, fait assassiner Louis d’Orléans en 1407, ce qui lancera la guerre civile entre Bourguignons et Armagnac. L’héritier du duc, Charles d’Orléans, trompé par une ruse des Bourguignons, perd son château de Pierrefonds qui sera incendié en 1413.

Deux siècles plus tard,  la forteresse devenue propriété de la Couronne, se retrouve au cœur des guerres de Religion. Monté sur le trône, le roi Louis XIII souhaite rétablir l’ordre dans le royaume : le château est assiégé par la Sainte Ligue et la forteresse tombe en 1616. L’année suivante, Richelieu ordonne l’incendie du château et l’éventrement des tours. Balafrée, la ruine de Pierrefonds traversera les siècles, ne servant qu’à alimenter en pierres les chantiers des alentours . Le château entre alors dans l’oubli jusqu’à son rachat par Napoléon Ier en 1810.

Sortant peu à peu de l’oubli, grâce à la mode romantique qui exalte la poésie des ruines, Pierrefonds est classé monument historique en 1848. L’ancienne forteresse devient un lieu de villégiature à la mode pour l’aristocratie.

Naopléon III va profondément changer la destinée de Pierrefonds. Charmé par les ruines, il en confie la restauration à Viollet-Le-Duc pour le transformer en résidence impériale. Le chantier qui débute en 1857 transformera le château en un musée où sera installé la collection d’armes de l’Empereur et où sera organisée l’Exposition Universelle en 1867.

Salles des Preuses

La salle des Preuses au château de Pierrefonds – Sébastien Charles Giraud (1867) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

Le Moyen-Âge selon Viollet-le-Duc

Aussi grandiose que terrifiant, le château de Pierrefonds se détache de la forêt de Compiègne tel un vaisseau surgissant du Moyen-Âge ! A la fois d’une écrasante proximité et d’une fascinante distance, les imposantes et inquiétantes tours s’offrent progressivement aux visiteurs, émargeant majestueusement de la forêt lorsqu’on s’en approche.

pierrefonds

Vue extérieure du château – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

Château de Pierrefonds

Entrée du château – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

A première vue, on se croirait en plein Moyen-Âge : double remparts, échauguettes, meurtrières et mâchicoulis couvrent les chemins de ronde, le donjon et les huit tours du château. Pourtant, au fil de notre avancée, nous avons l’impression d’attérir dans un monde hors du temps : le monde fantastique de Walt Disney ! Des gargouilles plus étranges les unes que les autres gardent les lieux tandis que passerelles, portiques et galeries en font un labyrinthe propre à la rêverie.

Présentant une variété de styles inspirés du Moyen-Âge et de la Renaissance, la cour d’honneur nous offre les grâces de l’incroyable imagination d’Eugène Viollet-le-Duc. Grâce aux sommes considérables directement puisées dans la cassette de l’empereur, l’architecte a tout le loisir d’appliquer sur ce chantier sa conception d’un Moyen-Âge réinventé, où le vraisemblable l’emporte sans complexe sur la vérité historique.

Portrait Eugène Viollet-le-Duc

Portrait d’Eugène Viollet-le-Duc – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

Il n’est pas facile de comprendre les espaces à la simple lecture des façades. Et pour cause : Viollet-Le-Duc a brouillé les pistes en cachant deux étages derrière une façade présentant quatre niveaux ! Heureusement, une maquette du château nous permet d’appréhender le site dans son ensemble.

Autour de la cour sont répartis les espaces nécessaires aux séjours impériaux : au fond, l’aile des invités et des cuisines, à droite, la chapelle. Les appartements impériaux sont situés dans le donjon tandis que les grandes salles d’apparat se déploient dans l’aile nord-ouest.

Parmi les pièces envoûtantes, ne manquez pas la grande salle où sont données les réceptions officielles, les sublimes appartements impériaux dont les décors rendent hommage à Napoléon Ier (abeille), Napoléon III et son épouse (aigle), la salle des Preuses et sa monumentale cheminée ainsi que la crypte et son exposition « Le bal des gisants ».

Laissé à l’abandon et promit à la ruine, le château de Pierrefonds a survécu aux tumultes de deux cent ans d’histoire. Mystérieux et incroyable, Pierrefonds est un endroit de légende où plus de 135 000 visiteurs s’y promènent chaque année. Troisième lieu historique le plus visité de Picardie, après la cathédrale d’Amiens et le domaine de Chantilly, Pierrefonds  est un château de conte de fées, qui plaira beaucoup aux enfants pour son architecture défensive et son imaginaire chevaleresque.

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◇ Charles Le Brun, le peintre du Roi-Soleil ◇

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On attendait depuis longtemps une rétrospective dédiée au grand peintre du Roi-Soleil, le musée du Louvre Lens l’a fait ! Pour la première fois depuis cinquante ans, une exposition est dédiée au talent éclectique de Charles Le Brun.

S’il est resté célèbre pour avoir réalisé le décor de la Galerie des Glaces du château de Versailles, sa longue et riche carrière nous a laissé des œuvres d’une extrême diversité, faisant de Le Brun un artiste d’exception qui fit rayonner l’art français dans toute l’Europe du Grand Siècle !

L’éclat de la gloire

C’est un buste triomphant, celui d’un homme d’une dignité toute princière qui accueille les visiteurs à l’entrée de l’exposition. Anobli par le Roi en 1662, Charles Le Brun est l’artiste qui incarne au mieux le changement de statut que connaît le métier de peintre au cours du XVIIème siècle.

Fondateur de l’Académie Royale de Peinture (1648) puis Directeur de la manufacture des Gobelins (1663), il deviendra le Premier Peintre du Roi en 1664  et consacrera plus de trente ans de sa vie à Louis XIV.

Buste de Charles Le Brun

Buste de Charles Le Brun – Antoine Coysevox (1679) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

Portrait de Charles Le Brun

Portrait de Charles Le Brun – Nicolas de Largillierre (1683-1684) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

Le Roi visitant la manufacture des Gobelins

Le Roy Louis XIV visitant les manufactures des Gobelins (1673-1679) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

Boîte à portrait de Louis XIV

Boîte à portrait de Louis XIV – Jean Petitot – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

Les années Séguier

Né en 1619, Charles Le Brun est le fils du modeste sculpteur picard Nicolas Le Brun. Troisième enfant d’une fratrie qui en comptait  neuf, il reçut de son père une première formation à l’art du dessin et de la sculpture. Précocement doué, le jeune peintre est rapidement repéré par le chancelier Pierre Séguier, premier magistrat du royaume, qui lui accorde sa protection et lui donne pour professeur le peintre Simon Vouet (1590-1649).

Portrait Nicolas Le Brun

Portrait de Nicolas Le Brun par Charles Le Brun, âgé de 13 ans – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

A vingt-et-un an, Le Brun connait une première consécration : il travaille pour les deux personnes les plus importantes de l’État : Séguier et le cardinal Richelieu qui lui commande Hercule terrassant Diomède et Le Martyre de Saint Jean à la porte latine pour la chapelle de la confrérie des maîtres peintres et sculpteurs.

Hercule terrassant Diomède Charles Le Brun

Hercule terrassant Diomède – Charles Le Brun (1640-1641) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

Hercule terrassant Diomède esquisse

Hercule terrassant Diomède (dessin préparatoire) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

Hercule et Diomède

Hercule terrassant Diomède (détail) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

Ce début de carrière est soudainement interrompu. Sur ordre du chancelier Séguier, le jeune peintre va devoir accompagner Nicolas Poussin à Rome en 1642 pour se former à l’art de Caravage et de Raphaël.  Cet exil forcé fut assez mal vécu par Le Brun. L’artiste s’ennuie, le climat de la ville est délétère. Il restera à Rome durant trois ans et rentra à Paris à la fin de l’année 1645 sans l’autorisation du chancelier.

Les grandes commandes parisiennes (1646-1661)

De retour à Paris en 1646, Le Brun reçoit  des commandes pour des lieux prestigieux comme Notre-Dame, le Palais de Justice, le Palais du Louvre, l’hôtel Lambert et celui de La Rivière. Il conçoit des tableaux dans un style de Contre-Réforme.

Charles Le Brun Louvre Lens

Salle 3 – Les grandes commandes parisiennes (à droite : Portrait équestre du chancelier Séguier – Vers 1660-1661) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

Le massacre des innocents Le Brun

Le Massacre des Innocents (Détail – vers 1647) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

L’expérience Fouquet

C’est à la fin des années 1657 que Le Brun se voit confier un chantier à la hauteur de ses ambitions : celui du château de Vaux-le-Vicomte. A la demande de Nicolas Fouquet, surintendant des finances du Roi Louis XIV, il conçoit et dirige la décoration des somptueux appartements d’apparats et peint des modèles de tapisseries pour la manufacture que le surintendant à créée à Maincy.

Portrait Nicolas Fouquet

Portrait de Nicolas Fouquet – Ateliers de Charles Le Brun (vers 1661) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

Portière de Mars

Portière de Mars – Manufacture des Gobelins (fin XVIIème siècle) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

L’arrestation de Fouquet en 1661 mettra fin aux travaux de décoration notamment ceux de la voûte du Grand Salon.

Coupole salon de Vaux le Vicomte

Le Palais du Soleil, projet pour la coupoule du Grand Salon de Vaux – Girard Audran d’après Charles Le Brun – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

La confiance de Colbert

Grâce à la confiance de Jean-Baptiste Colbert, Charles Le Brun devient le principal maître d’œuvre des arts dans les années 1660 et 1670.  Avant même d’être nommé Premier Peintre du Roi en 1662 puis surintendant des Bâtiments en 1664, Le Brun est sollicité par Colbert pour la décoration de son château de  Sceaux.

Désormais en charge des résidences royales, Le Brun ne se limite plus aux peintures, il dirige les institutions artistiques : l’Académie Royale de Peinture et de Sculptures et la manufacture des Gobelins.

« Monsieur Le Brun était si universel
que tous les arts travaillait sous lui »
Éloge funèbre parue dans le Mercure Galant (février 1690)

Portrait de Jean Baptiste Colbert

Portrait de Jean-Baptiste Colbert – Claude Lefèvre (1666) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

Le char de l'Aurore Charles Le brun

Le char de l’Aurore, esquisse pour la coupole du Pavillon de l’Aurore du château de Sceaux (vers 1672) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

Le baptême du Christ

Le baptême du Christ par Saint Jean – Jean-Baptiste Tuby (d’après les dessins de Le Brun pour la Chapelle de Sceaux) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

Le Brun théoricien : l’expression des passions et la physionomie

A la suite de la publication des Passions de l’âme de René Descartes (1649), Le Brun pousse la réflexion quant à l’expression des « passions » autrement dit les émotions lors d’une conférence donnée en 1668 sur la physiognomonie.

Le Brun dresse une typologie de l’âme où chaque émotion est associée à une réaction physiologique particulière touchant les différentes partie du visage. En 1671, Le Brun approfondit ses recherches en établissant une correspondance entre le tempérament des hommes et des animaux.  La similitude des traits correspondrait à une similitude des caractères  : ainsi l’homme-lion serait courageux et magnanime, l’homme-cochon, lubrique et paresseux.

Tête de lion charles le brun

Deux têtes de lion (vers 1668-1678) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

tête d ’homme en relation avec le lion

Tête d’homme en relation avec le lion (vers 1668-1678) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

Le Brun, directeur des Gobelins

Nommé  directeur en 1663, Le Brun a profondément marqué les arts décoratifs. Il conçoit les modèles des plus célèbres et somptueuses tentures de tapisserie, des meubles royaux d’un grand finement ainsi que le fastueux mobilier d’argent du Roi-Soleil dont il n’en reste plus rien aujourd’hui.

Plateau de table en mosaïque

Plateau de table en mosaïque de marbres et pierres dures (dernier quart du XVIIème siècle) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

Encadement de miroir

Encadrement de miroir (1675-1677) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

A la tête des chantiers royaux

Des Tuileries à Versailles, le nom de Le Brun est indissociable des grands et luxueux décors. A Versailles il réalisera les décors peints des Grands Appartements (1671-1680), le majestueux Escalier des Ambassadeurs (1674-1679, décor qui sera détruit en 1752 sous le règne de Louis XV), les salons de la Guerre et de la Paix (1685-1686) ainsi que les décor de la sublime et célébrissime galerie des Glaces.

Portrait équestre louix XIV

Portrait équestre de Louis XIV (1668) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

Escaliers des Ambassadeurs château de Versailles

Les différentes Nations d’Afrique – Décor pour l’escalier des Ambassadeurs du château de Versailles (vers 1674-1679) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

Expo Charles Le Brun

Salle 8 – A la tête des chantiers royaux – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

voûte galerie des glaces

Fragment de la maquette de la voûte de la chapelle de Versailles (1675-1677) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

Le Brun et l’estampe

Le Brun veille personnellement à la diffusion de son œuvre par la gravure. Il fait reproduire la plupart de ses grands tableaux et ses décors peints par des jeunes graveurs. Le publication tardive de plusieurs ensembles décoratifs témoigne de sa postérité jusqu’à la fin du siècle des Lumières.

Le Triomphe du Nouveau Testament

Le Triomphe du Nouveau Testament sur l’Ancien, d’après la coupole de la chapelle du château de Sceaux (1681) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

Le passage du granique

Le passage du Granique (1672) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

Le crépuscule d’un génie

Après la mort de Colbert en septembre 1683, la situation de Le Brun fut ébranlée. Succédant à Colbert, François Michel Le Tellier, marquis de Louvois, le tient à l’écart des grands chantiers décoratifs et le préfère à Pierre Mignard (1612-1695). Il conservera toutefois l’affection et la confiance du Roi. Pour ce dernier il réalisera des tableaux de chevalet méditatifs  et sensibles.

Charles Le Brun et Pierre Mignard

Portrait de Charles Le Brun et de Pierre Mignard – Hyacinthe Rigaud (1730) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

L'adoration des bergers le brun

Adoration des bergers (1689) – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

L'élévation de la Croix

L’élévation de la Croix (1684- 1685) – Tableau peint en rivalité avec Mignard pour le décor du cabinet du Billard situé dans les petits appartements de Louis XIV à Versailles – © https://franceetmerveilles.wordpress.com – Tous droits réservés

Comme Delacroix pour le romantisme ou de Monet pour l’impressionnisme, Le Brun incarne à lui seul l’art d’une époque, celle du Grand Siècle. Capable de diriger des équipes nombreuses et de nationalités différentes il est aussi capable de tirer le meilleur parti du talent de ses collaborateurs. L’exposition nous éloigne de l’image caricaturale d’un « dictateur des arts » et rend justice à sa créativité , sa liberté et son extrême sensibilité.

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Lecture ◇ Versailles, invitation privée

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Imaginez une visite au château de Versailles, seulement vous et votre bien-aimé(e), avec tout le temps pour admirer les splendeurs et remarquer les détails, dans le silence ouaté des salons et chambres fleurdelisés.

Imaginez une visite privée où les ombres royales continuent d’occuper les appartements dont la beauté, l’élégance et le raffinement se disputent la première place.

Parcourir Versailles, invitation privée  c’est déambuler dans l’intimité des rois et des reines, flâner dans les jardins, respirer le parfum  des fleurs grâce au remarquable travail de Guillaume Picon, historien, et de Francis Hammond, photographe anglais spécialisé dans la décoration intérieure.

Dans ce magnifique ouvrage, le lecteur est convié à l’émerveillement. De chapitre en chapitre, les lieux connus et méconnus se révèlent en photos nobles de magnificence. L’ambiance et la lumière sont capturés comme il n’a jamais été possible de le faire !

Dans cette iconographie abondante et en pleines pages (un royal régal !), des correspondances épistolaires et citations bien choisies, enrichissent cet album unique que tout amateur d’art et de photographie doit posséder dans sa bibliothèque !

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VERSAILLES EN CHIFFRES

** Versailles Passion **

VERSAILLES TOURISTIQUE

Une moyenne de 10 millions de Visiteurs/an (70% de visiteurs étrangers)
(3 millions de visiteurs pour le Château et 7 millions pour le Parc)
970 personnes travaillent au Château dont 400 à la surveillance

Le domaine

3 siècles après sa création, le domaine, quoique amputé de ses terrains de chasse, demeure considérable.

830 hectares au total
(96 hectares pour le domaine de Trianon, 77 hectares pour le Jardin, 431 hectares pour le Grand Parc, 24 hectares pour le Grand Canal, 12 hectares pour la pièce d’eau des Suisses, 54 hectares pour le domaine de Marly)

20 km de murs clos
35 km de canalisations
43 km d’allées
350 000 arbres plantés dont 6000 taillés
1500 arbres en caisse à l’Orangerie dont 900 orangers
300 000 fleurs plantées/an
40 km de charmilles
32 hectares de pelouse
23 km de treillage
700 topiaires (67 formes différentes)
6140 m2 de surface à…

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